Du nouveau dans l’ancien : Esaïe 42, 1-10
Les premières communautés chrétiennes se sont réjouies de lire ces textes énigmatiques : « chant d’un serviteur anonyme » comme une bonne nouvelle qui annonce la fin de l’exil. Les chrétiens pourront nommer Jésus le Christ porteur de justice, de lumière, de liberté et d’événements nouveaux au cœur du monde ancien. Nous sommes au bénéfice de cette annonce novatrice, nous sommes porteurs de ce message qui vient rencontrer nos vies en quête d’espérance mais aussi nos églises sans cesse à renouveler, en quête de souffle, mais aussi la situation de ce monde qui attend l’exercice du droit et de la justice et qui doit renoncer aux idoles.
Nous nous réjouissons de pouvoir lire ces textes, qui à travers les âges, nous invitent à une relecture de nos existences confiantes et conduites par ce serviteur porteur de lumière. Nos exodes, nos exils c’est fini !
Voir et entendre enfin : Esaïe 42,10-25
Il faut bien rendre compte des actions de Dieu dans l’histoire. Ou encore : comment pouvons-nous lire les marques concrètes du salut pour le peuple qui retrouve sa liberté ? Lorsque la louange nous vient aux lèvres, lorsque l’action de grâce nous envahit alors la lecture des événements devient une possibilité réaliste et sûre. Alors pour nous, pour le peuple jadis exilé, un chemin apparait un sentier inconnu se dessine ; alors pour nous, comme pour le peuple aveugle, les ténèbres deviennent lumière. Lorsque Dieu se met en marche, lorsqu’il sort dit le texte c’est comme lorsque l’Evangile est annoncé : celles et ceux qui ne voulaient pas ou ne pouvaient entendre, entendent enfin ! Voir et entendre une voix, une voie nouvelle telles sont désormais la marque d’une bonne nouvelle au cœur de l’ancien monde. Cela vaut bien chant nouveau et louange.
Une belle déclaration d’amour : Esaïe 43,1-7
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